TAIJIQUAN ? TAI CHI CHUAN ?

TAIJI QUAN ou TAI CHI CHUAN ?

 

C’est la première question qu’on nous pose d’autant plus que la transcription Tai Chi Chuan est plus répandue.

Les sons chinois ne sont pas faciles à rendre avec l’alphabet romain et les phonèmes de notre langue ; ceci explique la diversité des systèmes de romanisation appliquée à la langue chinoise.

A l’ATA, nous avons choisi le pinyin, système international mis au point à Pékin vers 1950 et de plus en plus usité dans le monde au détriment des anciens systèmes propres à chaque langue. Ce choix a un inconvénient : il faut connaître la prononciation propre à la romanisation.

Comment ça se prononce ?

TAI se prononce « TAILLE » ( comme le mot français)

JI ou CHI : se prononce « TCHI » (comme dans « tchin tchin » avec un « t » très léger)

CHUAN se prononce « Chu’anne » en restant léger sur « chu »

Quoi qu’il en soit, même en faisant des efforts louables pour bien prononcer, on s’expose à une vraie vexation face à un interlocuteur chinois et on pourra envisager de mimer…

Qu’est-ce que ça veut dire ?
(d’après le dictionnaire Ricci )

TAI signifie grand, très, trop, exprime l’élévation.

TAI JI (ou TAI CHI) : en philosophie chinoise, le Tai Ji est le faîte suprême qui soutient tous les êtres, fondement originel de l’univers.

JI ou CHI : poutre faîtière, faîte, sommet, apogée, le plus haut degré (géographie), pôle (mathémathiques)

QUAN ou CHUAN : poing, boxe.

Une traduction fréquente de l’ensemble est  » boxe du faîte suprême », ce qui est peu parlant pour un occidental,  » boxe de l’ombre » est plus joli mais pourquoi « de l’ombre » ?…

Mais au fait, c’est quoi le TAI JI ????

Le TAI JI QUAN se caractérise par l’exécution d’un long enchaînement de gestes lents. Les mouvements ne présentent aucune discontinuité entre eux et le novice est incapable de distinguer les moments où ceux- ci commencent et où ceux-là finissent.

En dehors de certains gestes qui servent à lier les extraits séquentiels, tous les gestes ont une application martiale. Chacun d’eux contient, dans une forme circulaire et continue, une esquive, suivie immédiatement d’un assaut. Un observateur non initié à la technique ne pourra pas discerner l’aspect martial du TAI JI QUAN.

Dans son essence, le TAI JI QUAN va au delà de la simple gymnastique et possède de réelles vertus de santé. La mobilisation des segments du corps de façon alternée, entraîne des étirements au niveau des méridiens (les réseaux d’acupuncture) et effectue une véritable régulation des énergies. Ceci est complété par un travail respiratoire précis dont les effets vont bien au delà d’une régulation de la ventilation.

Le TAI JI QUAN n’impose rien. Libre à chacun de s’arrêter quand il le veut. C’est d’abord une technique corporelle qui respecte les lois de la biomécanique, de la physiologie et de l’énergétique chinoise, et qui propose d’entretenir le capital santé le plus longtemps possible.

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